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1 (1861)
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LA RENAISSANCE ET LES MÉD1CIS. 293

les biographes et les historiens de l’art ont gardésur cette production commune de deux artistes quine se montrèrent jamais si dignes l’un de l’autre etde leur tâche.

Il n’aurait, dépendu que de Donalello d’entrer enlice avec Ghiberti, en coulant en bronze les portesde la sacristie du Dôme de Florence. Cette offre luifut faite quand il était dans toute la force de l’âge etdu talent ( 14'?), et longtemps avant que la secondeporte du baptistère eût excité l’enthousiasme desFlorentins et désespéré tous les artistes qui auraientété tentés d’aborder une pareille tâche; mais elle nese trouva pas du goût de Donatello et l’on ne peutpas lui savoir trop mauvais gré de l’avoir redoutée,ou dédaignée, quand on voit la manière dont Lucadélia Robbia s’en est acquitté à sa place. On se fé-licite encore plus de cette substitution quand oncompare les anges dansants que Donatello a sculp-tés pour l’orgue, avec les anges musiciens que Lucadélia Robbia fit pour la même destination et quifont vivement regretter que ce grand artiste n’aitpas suivi sa vocation primitive, qui l’appelait peut-être à occuper, comme sculpteur chrétien, ta placeintermédiaire entre Ghiberti et Michel-Ange.

L’espèce d’ouvrage qui offrait le champ le plusvaste et le plus libre au génie de Donatello, était lebas-relief, surtout quand il s’agissait d’y tracer desscènes dramatiques tirées de la légende des Saintsou de l’histoire de la Passion. Bien que ses princi-pales productions en ce genre appartiennent près-