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et des grands souvenirs historiques. Nous avons vuavec quel bonheur Brunelleschi avait échappé à cedanger. Donatello, doué de qualités presque aussipuissantes, mais beaucoup moins idéal dans ses ten-dances, ne fut pas si heureux; et, s’il'revint deHome en conquérant, il prouva, aussi lui, à sa ma-nière, qu’il est plus facile de conquérir que de bienadministrer ses conquêtes.
Brunelleschi avait une fécondité de verve, quidonnait à sa conversation un charme et un entraî-nement irrésistibles. Rien n’y manquait, ni la pro-fondeur, ni l’élévation des vues, ni même le côtéplaisant des choses (i). Avoir été l’ami d’un pareilhomme, et surtout son interlocuteur favori, dansles discussions esthétiques, comine Je fut Dona-tello, c’était déjà un indice de supériorité intellec-tuelle (V.
Mais cette supériorité ne s’éleva jamais jusqu’àl’idéalisme. On peut même dire que, de tous lesartistes de cette grande époque, Donatello fut ce-lui dans lequel le Naturalisme s’incarna de la ma-nière la plus forte et la plus séduisante, à cause dela surabondance de vie qu’il sut mettre dans laplupart de ses oeuvres, comme s’il eût ignoré ouméprisé la loi suprême de l’art Grec, dans ses plusbelles époques.
il) lut facclissimo ncl suo ragionamento. Vasari, Vie de Bru-ndlesthi.
(2) Ibid.