T.A RENAISSANCE ET LES MLDICIS,
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Le Naturalisme de Donatelio embrasse, dans sesvariétés, une foule de manifestations, exprimant,avec plus ou moins d’énergie, les sentiments qui en-noblissent ou dégradent la nature humaine. Quel-quefois, on serait tenté de croire qu’il s’est compludans des représentations ignobles, et que sa vervene le servit jamais mieux qu’en traçant des figuresde bourreaux (i); mais, pour peu qu’on suive sonmouvement ascendant depuis cette région inférieurejusqu’à celle des conceptions héroïques, où songénie se montrait plus librement que dans aucuneautre, on se trouve disposé, sinon à l’absoudre del’empreinte dangereuse qu’il laissa sur son art, dumoins à excuser l’abus presque inévitable qu’il fitde ses facultés prodigieuses.
On peut dire que Donatelio n’atteignit jamais àl’idéal religieux, pris dans sa plus haute acception,bien qu’on soit forcé d’admettre qu’il fut le fonda-teur de la grande école de sculpture qui eut sadernière et sa plus sublime expression dans Michel-Ange. Si parfois on l’a signalé comme le précurseurde ce dernier, cette qualification ne pouvait s ap-pliquer qu’au style et aux tendances. Donatelio n’alaissé aucun type de Christ ou de Vierge qui aitsubjugué l’imagination de ses successeurs; mais ila été plus heureusement inspiré en traitant certainssujets qui appartiennent à des régions un peu moinsélevées dans le domaine de l’art chrétien. Son type
(-1) Rumohr, vol. H, pag. 23G.