LA RENAISSANCE ET LES MEDICIS.
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]e très-beau couvent de Franciscains qu’il fit bâtirprès de sa villa de Cafaggiuolo, et le couvent de Saint-Jérôme à Fiesole, il voulut que les Dominicains quihabitaient cette colline, vinssent occuper, dans l’in-térieur de la ville, une demeure appropriée aux ser-vices que la sainteté de leur vie et leur liante cultureintellectuelle les mettaient à même de rendre à l’élitede la population Florentine. Quecette déterminationsoit venue, dans Gôme de Médicis, d’un élan de géné-rosité patricienne, ou du besoin d’expier, par unefondation utile au salut des âmes, les iniquités et lesmeurtres par lesquels il venait de se frayer un che-min au souverain pouvoir (i), il est certain qu’il fitresplendir son nom d’un nouveau lustre; car ladépense ne s’éleva pas à moins de 36,ooo florinsd’or, sans compter l’entretien des religieux pendanttout le temps que dura la construction du couventde Saint-Marc ( 2 ). Quant à Michelozzo, on ne sau-rait mesurer l’étendue du profit spirituel qu’il tirade l’accomplissement de cette tâche. En supposantque son âme fût ouverte, au même degré que cellede son maître, à un certain genre d’émotions, plusfaciles à comprendre qu’à définir, que ne durent pasêtre les siennes, pendant ce long commerce avecdes hommes qui se distinguaient par leurs aspira-tions idéales, et dont plusieurs devaient être ensuite
(1) On commença à construire le couvent en 1437, et les exécutionsqui suivirent l’entrco de Côme de Médicis avaient eu lieu en 1435.
(2) Cette somme équivaut à 72,C00 écus toscans d'aujourd’hui.