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1 (1861)
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la HT CHRETIEN.

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adoucie par Ja superposition des ordres plus élégantsde larchitecture grecque, et lon doit avouer quecette combinaison a été admirablement rendue dansles lignes et dans lornementation des palais deMichelozzo.

Mais ce fut le plus souvent sur des combinaisonsdun autre genre quil exerça ses rares facultés. Parun bonheur quil ne partagea avec aucun autreartiste de son siècle ni des siècles suivants, il eutpour spécialité larchitecture des couvents, grâce àla prédilection de Corne de Médicis, dont la muni-ficence, en ce genre, ne connaissait pas de bornes.Ce nétait pas tant la construction de pieux édificesque leur distribution intérieure, appropriée auxbesoins de la vie ascétique, qui faisait de Michelozzoun architecte a part. On admire encore aujourdhuila bibliothèque quil construisit à Venise, dans lemonastère des Bénédictins de Saint-George, le no-viciat du couvent de Santa-Croce, à Florence; etlon nadmirait pas moins autrefois les travaux exé-cutés par lui dans le couvent de Santa-Maria degliAngeli, prèsdAssise, pour la commodité des moineset des pèlerins. Son nom était connu jusquà Jéru-salem, un hospice fut élevé, daprès ses dessins,pour la réception des étrangers de tous pays, quiallaient visiter le saint sépulcre; et cétait Cornede Médicis, plus digne que Laurent dêtre appelé leMagnifique, qui faisait les frais de toutes ces fon-dations lointaines, et de plusieurs autres du mêmegenre, tant à Florence que dans son voisinage. Outre