l’a HT CHRETIEN.
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adoucie par Ja superposition des ordres plus élégantsde l’architecture grecque, et l’on doit avouer quecette combinaison a été admirablement rendue dansles lignes et dans l’ornementation des palais deMichelozzo.
Mais ce fut le plus souvent sur des combinaisonsd’un autre genre qu’il exerça ses rares facultés. Parun bonheur qu’il ne partagea avec aucun autreartiste de son siècle ni des siècles suivants, il eutpour spécialité l’architecture des couvents, grâce àla prédilection de Corne de Médicis, dont la muni-ficence, en ce genre, ne connaissait pas de bornes.Ce n’était pas tant la construction de pieux édificesque leur distribution intérieure, appropriée auxbesoins de la vie ascétique, qui faisait de Michelozzoun architecte a part. On admire encore aujourd’huila bibliothèque qu’il construisit à Venise, dans lemonastère des Bénédictins de Saint-George, le no-viciat du couvent de Santa-Croce, à Florence; etl’on n’admirait pas moins autrefois les travaux exé-cutés par lui dans le couvent de Santa-Maria degliAngeli, prèsd’Assise, pour la commodité des moineset des pèlerins. Son nom était connu jusqu’à Jéru-salem, où un hospice fut élevé, d’après ses dessins,pour la réception des étrangers de tous pays, quiallaient visiter le saint sépulcre; et c’était Cornede Médicis, plus digne que Laurent d’être appelé leMagnifique, qui faisait les frais de toutes ces fon-dations lointaines, et de plusieurs autres du mêmegenre, tant à Florence que dans son voisinage. Outre