LA RENAISSANCE ET LES MÉDICXS. 279
eu lieu de se féliciter, autant que Brunelleschi, desfruits que leurs leçons ont portés.
Michelozzo, son continuateur dans la constructiondu Dôme, dut à la faveur dont le comblèrent les Mé-dicis, une vogue qui se soutint, dans tout son éclat,pendant près d’un demi-siècle. Si son génie n’égalapas celui de son maître, et s’il ne fut pas chargéde constructions grandioses comme la coupole duDôme et l’église de San-Spirito, il eut, en revanche,la satisfaction de conduire à bonne fin presque toutce qu’il entreprit, et il faut dire que ses entreprisesfurent innombrables, et tellement variées, que peud’artistes ont eu un champ aussi vaste que lui pourmontrer à la fois la grandeur, la souplesse et la fé-condité de leur génie. Les deux palais qu’il cons-truisit à Florence, l’un pour Côme de Médicis, l’autrepour la famille Tornabuoni (i), sont dignes l’unet l’autre d’un élève de Brunelleschi, et ils montrentà quel point les ouvrages et les dessins de sonmaître avaient subjugué son imagination. Cest àpeine s’il a osé s’éloigner, dans quelques détails, desmodèles qu’il lui a laissés. Dès lors le goût nationalse trouve fixé, au moins pour un temps, en matièred’architecture domestique, et parfaitement en rap-port avec le caractère Florentin,
Che tiene ancor del monte e del macigno.Seulement, au xv“ siècle, la rudesse Étrusque est
(1) Aujourd’hui palais Corsi.