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l’art chrétien.
la modestie du vaincu que du talent du vainqueur.Bien plus (si on en croit Vasari ), Brunelleschi sefit l’auxiliaire, et même l’auxiliaire subalterne deGhiberti, en l’aidant à ciseler les figures de sesbas-reliefs, à mesure qu’elles étaient coulées; et,en même temps, il l’initiait aux mystères de laperspective, dont la découverte et l’application, tantà la sculpture qu’à la peinture, lui appartenaientbien plus qu’à Paolo Uccello, autre collaborateurde Ghiberti, et qui dut faire alors son apprentis-sage dans cette science (i). Ainsi l’influence de Bru-nelleschi s’étendit à toutes les branches de l’art;il faut même ajouter qu’elle se fit sentir, par l’in-fluence de ses disciples, bien au delà des limitesde sa patrie. Michelozzo, le plus connu d’entre eux,porta la réforme dont son maître avait été le pre-mier apôtre, dans l’Ombrie, dans la Lombardie, etjusqu’aux lagunes Vénitiennes, où il avait suivi sonpatron, Ccune de Médicis, à l’époque de son exil,en i433 ( 2 ). S’il est vrai que ce Schiavone, dé-signé par Vasari comme le condisciple de Miche-lozzo et comme le constructeur d’un assez grandnombre de palais à Venise, soit le même que leDal-mate Lauriana, architecte favori du duc d’Urbin,on peut dire que peu de maîtres en architecture ont
('!) Un document cité dans la nouvelle édition de Vasari prouveque Paolo Uccello fit son premier apprentissage chez Ghiberti. pendantqu il travaillait aux portes de bronze.
(2) Une partie du palais bâti à Milan par Michelozzo se voit encoreaujourdhui. Il y est connu sous le nom de palais Vismara