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1 (1861)
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IA llE?; A. ISS A3 CE ET LES MEU1C1S.

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nei lesclii eut achevé son œuvre, son émule, devenualors son disciple, resta tout ébahi dadmiration,et savoua vaincu (i).

Cette hauteur de vues ne lui venait pas seule-ment de la pratique consciencieuse de son art et dela fermeté de ses croyances ; à lexemple de Giottoet dOrgagna, il nourrissait son imagination, aussibien que son âme, par létude du grand poète na-tional et par celle de lEcriture sainte, et ses com-mentaires improvisés faisaient une telle impressionsur ses auditeurs, que son ami PaoloToscanelli avaitcoutume de dire, après lavoir entendu discourirsur cette matière, quil lui avait semblé entendrelapôtre saint Paul lui-même. Aussi avait-il su fairemarcher de front, avec la pratique de son art, celledes vertus les plus difficiles. Vasari nous dit quilsétait déclaré lennemi mortel des vices (nemicocapitale cle' vizi), et quil venait au secours de sesamis dans toutes les occasions. Vif et impétueuxpar nature, il était doux et même humble avec sesrivaux , pourvu quon ne mît pas dentraves à sesgrandes facultés, dont il avait pleine conscience.Quand il fut question dexécuter les portes de bronzepour le baptistère, il alla lui-même proclamer lavictoire de son jeune concurrent Ghiberti devantles juges du concours, plus étonnés peut-être de

(1) On peut voir dans Vasari les détails et lissue vraiment édifiantede eo défi presque chevaleresque entre les deux rivaux. Le crucifixde Donatello se trouve encore dans léglise de Santa-Crore, et celuide BrunOlesrlii est dans celle de Santa-Maria-Novella.