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1 (1861)
Entstehung
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dicis lui-même, quand Brunelieschi lui apporta ledessin dun palais ; non pas à cause des dépensesexcessives quil prévoyait, mais pour ne pas exciterlenvie, en habitant une demeure qui, par sa gran-deur et sa magnificence, donnerait presque lidéedune puissance impériale. Des obstacles dun autregenre empêchèrent lachèvement du palais de T.ucaFitti (i).

Mais ce nétait pas seulement dans la construc-tion ou dans le plan des édifices, que se montraitla supériorité de ce génie extraordinaire, ün peutdire de lui quil fraya des voies nouvelles à lartcontemporain dans toutes les directions, mais enpuisant toujours ses inspirations à la source la pluspure. Deux ou trois tentatives quil fit dans le do-maine de la sculpture, prouvent que ses études surles antiquités païennes navaient pas changé sonidéal. On sait comment il répondit au défi de sonami Donatello, quil avait surpris en flagrant délitde naturalisme, dans un crucifix sculpté en bois.Au lieu des éloges que le sculpteur avait attendus,brunelieschi avait dit, en souriant, quun campa-gnard, mis en croix, nétait pas un crucifix, attenduque lHomme-Dieu avait été le plus beau parmi lesenfants des hommes. Donatello, piqué du reproche,linvita malicieusement à faire mieux; et, quand Bru-

(1) Le seul palais qui fut complélement achevé par Brunelieschiest celui des capitaines du parti guelfe. Celui de I.uca Piüi fut élevéjusquau premier étage seulement. ;