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1 (1861)
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LA RENAISSANCE LT LES jHÉDICIS.

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lhistoire de Machiavel, comment ce grand politi-que déplore les suites funestes queut pour sa patriecet aveuglement populaire. 11 dit que Florence sedépouilla ainsi, non-seulement de vertus guerrières,mais de tous sentiments généreux, lesquels étantbannis, avec la noblesse militaire , ne purent se ral~lumer dans le peuple ils 11 avaient jamais exis- (i). De cette prévention malheureuse, soigneu-sement entretenue par les Médicis, vint, dun côté,lhabileté consommée des diplomates Florentins, delautre, la triste figure que firent leurs armées dansles guerres du xv e siècle. On sait que, dans la pré-tendue bataille quils perdirent contre les troupesdu duc de Milan, en 14 2 4? et ils furent mis encomplète déroute, leur perte sélevait à trois hommes,noyés dans un fossé bourbeux, et leur fameuse vic-toire dAnghiari ( 1 44°)» à laquelle le carton de Mi-chel-Ange a donné tant de célébrité, coûta auxvaincus un seul homme, qui ne fut pas tué par lesvainqueurs, mais foulé aux pieds des chevaux. Cefut encore pis en IÙ79> pendant la guerre honteuseet dispendieuse que les Florentins firent au pape et.au duc de Calabre pour venger les Médicis. On lesvit, malgré leur supériorité numérique, s enfuir alapproche de lennemi, en apercevant de loin lapoussière. Heureux sils navaient expié que par cegenre dhumiliation leur déférence trop souvent ser-

ti) Il che fit cagione^ che Firenze non sohunente di armi, ma diogni ycnerosilasi tpogliasse. l»t,, lib. 2.