LA RENAISSANCE LT LES jHÉDICIS.
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l’histoire de Machiavel, comment ce grand politi-que déplore les suites funestes qu’eut pour sa patriecet aveuglement populaire. 11 dit que Florence sedépouilla ainsi, non-seulement de vertus guerrières,mais de tous sentiments généreux, lesquels étantbannis, avec la noblesse militaire , ne purent se ral~lumer dans le peuple où ils 11 avaient jamais exis-té (i). De cette prévention malheureuse, soigneu-sement entretenue par les Médicis, vint, d’un côté,l’habileté consommée des diplomates Florentins, del’autre, la triste figure que firent leurs armées dansles guerres du xv e siècle. On sait que, dans la pré-tendue bataille qu’ils perdirent contre les troupesdu duc de Milan, en 14 2 4? et où ils furent mis encomplète déroute, leur perte s’élevait à trois hommes,noyés dans un fossé bourbeux, et leur fameuse vic-toire d’Anghiari ( 1 44°)» à laquelle le carton de Mi-chel-Ange a donné tant de célébrité, coûta auxvaincus un seul homme, qui ne fut pas tué par lesvainqueurs, mais foulé aux pieds des chevaux. Cefut encore pis en IÙ79> pendant la guerre honteuseet dispendieuse que les Florentins firent au pape et.au duc de Calabre pour venger les Médicis. On lesvit, malgré leur supériorité numérique, s enfuir al’approche de l’ennemi, en apercevant de loin lapoussière. Heureux s’ils n’avaient expié que par cegenre d’humiliation leur déférence trop souvent ser-
ti) Il che fit cagione^ che Firenze non sohunente di armi, ma diogni ycnerosilasi tpogliasse. l»t,, lib. 2.