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i,’a.rt chrétien.
toyens, cette charge, devenue comme une magistra-ture sacrée, n’était plus restée vacante, et l’historienPhilippe Villani la remplissait en i/joi. Une chaireavait été fondée dans le même but à Pise, en 1 386 ,à Plaisance en 1399, et ces deux villes avaient étédevancées par la république de Venise, de sorteque ce grand poème devenait peu à peu comme unsecond évangile pour ceux qui pouvaient le com-prendre; et ce fut surtout parmi les artistes chré-tiens que cette admiration se montra avec le plusde persévérance, je devrais peut être dire avec le plusde compétence. Il suffit de citer, entre autres noms,ceux de brunelleschi, de Botticelii, de Léonard deVinci et de Michel-Ange.
Pour ce qui est des affinités de l’école Florentineavec l’héroïsme, elles allaient en s’affaiblissant degénération en génération, par l’effet naturel de l’as-cendant de plus en plus prononcé que prirent lesbanquiers et les marchands dans les affaires de larépublique. Rien 11’était moins héroïque que la dy-nastie des Médicis qui travailla de tout son pouvoirà rabaisser l’aristocratie militaire, dont les servicespouvaient être un jour placés au-dessus des siens.Le succès surpassa ses espérances. En faisant appelà l’envie et à la cupidité, ces deux fléaux que Danteflétrissait déjà si énergiquement dans son poème,on parvint à exclure de la constitution l’élémentguerrier, et, en flattant les susceptibilités du peuple,on le rendit l'instrument et, pour ainsi dire, le sur-veillant de sa propre servitude. U faut voir, dans