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l’art CH RÉTU'N.
vile pour !a dynastie qui leur faisait payer si cherl’espèce de prospérité dont, ils lui étaient redevables.
Nous ne devons donc pas nous attendre à trouver,à Florence, dans le cours du xv e siècle, l’art mo-numental convenablement appliqué à perpétuerla mémoire des héros. Heureusement la piété pu-blique continua d’être la même dans ses exigenceset dans ses élans, et la sublimité des œuvres entre-prises pour la cité de Dieu fut un ample dédom-magement à ce qui manqua du côté de la cité dumonde.
Celle de ces œuvres cpii fait le plus d’honneur aupeuple Florent in est, sans contredit, la coupole dontBrunelleschi couronna la cathédrale et qui com-mença une ère nouvelle dans l’architecture chré-"y - tienne. Sous le rapport de la hardiesse et des di-
j mensions, ni l’antiquité, ni le moyen âge, n’avaient
rien d’égal à cette construction gigantesque, quisurpasse, dit-on, en hauteur et en circonférence lacoupole dont le génie de Michel-Ange a surmontéla basilique de Saint-Pierre (1).
Les débats passionnés auxquels donnèrent lieu lesdifficultés énormes contre lesquelles il fallut lutterpour mener à bonne fin l’œuvre colossale de Brunel-leschi, n’excitèrent pas alors moins d’intérêt quen’ont fait de nos jours la plupart des discussions
(I) Essa opéra eccede di qualtro braccia l’altezza c la circonfe-renza délia cupola Yaticana. Voir la nouvelle édition de Vasarivol. III, p. 224.