J.A lU'.K USS VNOr. ET LES MEDIOIS.
2Gi)
contemporains dégénérés, ne fut pas moins remar-quable par la prospérité de toutes les branches del’art que par celle de la fortune publique; mais celteprospérité, si éblouissante par ses résultats, ne doitpas nous faire perdre de vue les conditions spé-ciales dans lesquelles se trouvait l’art chrétien àcette époque, et qui diffèrent essentiellement decelles où il se trouvait pendant la plus grande partiedu x!v e siècle.
En étudiant l’histoire de l’art, il importe de sebien rendre compte de ses affinités naturelles avecla sainteté, avec l’héroïsme et avec le génie, e’est-à dire avec les trois sortes de grandeurs qui domi-nent toutes les autres, aux yeux des peuples commeaux veux des sages. Cette triple affinité s’est rare-ment démentie dans la première période, surtout ence qui concerne la sainteté et le génie. Les légendesde saint Dominique et de saint François n’ont pasété plus populaires dans les couvents fondés par eux(pie dans les ateliers des peintres, et la Divine Co-
'”e de Dante a maintenu son empire, sans in-terruption, sur les imaginations des artistes, depuisGiotto jusqu’à Spinello.
Cet empire se trouve plus fortement établi cpiejamais, au commencement de la seconde période,grâce à l’enthousiasme toujours croissant dont cepoète, à la fois national et universel, a été plus par-ticulièrement l’objet vers la fin du xiv e siècle. De-puis que Boccace, par un décret de avait été
chargé d’expliquer la Divine Comédie à ses conei-