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l’art chrétien.
Pendant son séjour à Pise, Spinello avait fait uneconquête qui mérite de n’être pas passée sous si-lence. Outre ses fresques du Campo-Santo, il avaitpeint, dans l’église des Franciscains, les légendesde quatre apôtres, pendant qu’un peintre Florentin,resté inconnu jusqu’à ces derniers temps, exécutait,dans la salie capitulaire du meme couvent, lesravissantes peintures dont on peut encore admirerde si beaux fragments. Ce peintre était ISiccolô diPietro Gerini. auquel on a voulu donner pourmaître Antonio Venezitfno, à cause decertaines qua-lités qui leur sont communes. On dirait en effet quele premier, en peignant l’histoire de la Passion dansla salle capitulaire des Franciscains, s’est inspiré dece qu’il y avait de plus gracieux et de plus suavedans les ouvrages du dernier, tout en lui restantinférieur sous le rapport de la touché et de la cor-rection. Ceci se passait en 1392; et, trois annéesplus tard, nous trouvons ce même Niceolô di Pietroenrôlé sous un drapeau bien différent, et associantson pinceau à celui de Spinello pour exécuter desœuvres communes, où l’empreinte du plus fort de-vait naturellement prévaloir, comme on peut le voirdans le tableau du Couronnement de la Vierge, quiest à l’Académie des beaux-arts (1), et dans lequel
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(!) Co tableau, commandé en 1395, pour l’église de Sùnte-Félicité,ne -tint terminé qu’en 1401. Oulre Spinello et Nicco'.ô di Pietro, il yavait un troisième collaborateur, nommé Lorenzo di Niccolô, auquelon attribue la partie centrale, représentant le Couronnement (le laVierge. C’est aussi le sujet d’un grand et beau tableau du même