ECOLE FLOHENTINF.
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paraître au-dessus de ses forces physiques. Il estvrai qu’il eut deux collaborateurs, son fils PartiSpinello, qui avait hérité de l’humeur sombre deson père, sans hériter de sou génie (i), et un peintreSiennois nommé Martino di Bartolomeo, qui pei-gnit, à lui seul et non sans succès, les comparti-ments de la voûte, dans ce qu’on appelait alorsVa Salle Neuve, plus connue maintenant sous le nomde Salle du Pape; c’csl que les peintures qui enconvient les murs, représentent les aventures d’A-lexandre III, depuis sa fuite à Venise jusqu’à sontriomphe sur son persécuteur, triomphe auquelapplaudirent toutes les villes Guelfes, et qui fut lefruit d’une grande victoire tracée par le pinceau deSpinello, avec une verve d’autant plus étonnantequ’il était le fils d’un acharné Gibelin, jadis expa-trié de Florence. A quoi il faut ajouter que c’étaitla première fois qu’il peignait un combat naval.Désormais il ne manquait plus rien à sa gloiremilitaire; batailles dans le ciel, batailles sur terre,bataille sur mer, il s’était tiré honorablement detoutes, et il pouvait dire en déposant son pinceau :Bonum certainen certavi.
Milanesi, vol. II, pag. 32. Vasari a pu se tromper en disant que Spi-nello avait soixante-dix-neuf ans quand il travaillait à Pise.
(1) Ce Parri Spinello ne travailla guère qui* dans Arezzo, sa patrie.Il s’v fit le représentant du vieux style jusque vers le milieu du xv csiècle. Ainsi avait fait Margheritone, du temps de Giotto : ainsi de-vait faire le pauvre Lappoli du temps de Vasari. On sait commentcette ville protesta contre les innovations de la révolution française.Dante appelle les Arétins Ringhiosi botoli.