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j.’art CIUUTU'X.
lée, des auxiliaires célestes qu’on reconnaît; à lasuavité de leur profil, encore plus qu’a leur auréoleet à leurs ailes, et dont la sérénité vraiment angéli-que semble un gage assuré de la victoire. Cette fres-que est heureusement celle qui a été le mieux con-servée, et il n’en faut pas davantage pour établir lasupériorité relative de Spinello, comme peintre debatailles. Ce qui reste du compartiment où l’on voit1 s deux martyrs subissant ou allant subir leur sup-plice, pourrait se ranger dans la même catégorie;car on y trouve aussi des vainqueurs et des vaincusformant entre eux le même contraste que des angesavec des démons. Les vainqueurs sont les deux jeu-nes héros dans la fournaise, n’ayant plus d’autrearme que la prière, admirablement exprimée dansl’attitude et le regard ; les vaincus sont les gardes etles bourreaux dispersés et renversés par ies flammesqui laissent la victime intacte. Tous les détails decette scène si animée sont rendus avec une puis-sance de pinceau qu’on ne se lasse pas d’admirer.
Spinello devait encore, avant de mourir, remplirune tâche du même genre dans le palais public deSienne. C’était environ quinze ans après qu’il eutterminé celle de bise. Il fallait que sa réputation,comme peintre de légendes en général, et de lé-gendes militaires çn particulier, fût universellementétablie, pour qu’on songeât à le charger, lui vété-ran presque centenaire ( i ), d’un travail qui devait
(I) Cttlo lYes tue e.-t (L i’annéa 1107. Voir Dnrumi’ntt'.senes! do