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1 (1861)
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ÉCOL1Ï FLORENTINE.

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de lexpression ; cest celui lon voit saint Maureet saint Placide remis par leurs parents entre lesmains de saint Benoît. On ne saurait rien imaginer'de plus touchant que cette scène, rien de plus ex-pressif que 1 attitude des deux jeunes victimes et lemouvement de ceux qui sont venus faire à Dieu cedouloureux sacrifice.

Le légende que Spinello peignit dans le Campo-Sanîo de Pise, était encore plus poétique que cellede saint Benoît; de plus, elle était éminemment pa-triotique, puisquil sagissait de deux Pisans, saintEphesus et saint Potitus, guerriers et martyrs, aux-quels un ange avait remis la bannière rouge aveccroix blanche, qui avait toujours flotté depuis surles galères de la république. ^

Le grand âge de lartiste (il avait alors, dit Yasari,près de quatre-vingts ans) ne lempêcha pas de pro-duire une œuvre pleine de verve, et de réussir, mieuxquaucun de ses devanciers, dans la partie qui sem-blait le plus exiger une certaine jeunesse dimagina-tion, je veux dire dans la partie militaire. Nul peintrede lécole Gioüesque navait encore su donner tantdanimation à des groupes- de combattants, nulnavait si bien rendu les épisodes de champ de ba-taille, nul navait su accentuer si fortement la phy-sionomie des guerriers, ni donner a leurs mouve-ments la vérité et la variété qu on remarque dansces fresques, cest-à-dire dans celle qui montre lesdeux héros convertis par une vision, mettant en fuiteles païens de Pile de Sardaigne. Il y a, dans la nié