ÉCOLE FLORENTINE.
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l’antique, et qui, dans cette imitation même, s’ins-pira beaucoup moins du fameux sarcophage oùsont enfermées les cendres de la comtesse Ma-ihilde (i J, que des bas-reliefs de l’époque impériale,comme le prouvent le style et l’ordonnance de sespremières sculptures, dans le baptistère de Pise.Celles du Dôme de Sienne, exécutées plusieurs an-nées après, montrent un progrès très-marqué dansla manière de l’artiste, et surtout dans la combi-naison des éléments divers qu’il a voulu fondre en-semble. C’est la première fois qu’il a introduit l’élé-ment germanique dans ses compositions. On lereconnaît à certaines particularités adoucies durelief et de la draperie, au mouvement et à la posedes figures, et surtout au caractère des physiono-mies. C’est précisément cette nouvelle manière deNicolas, ou plutôt cette transformation de l’an-cienne, qu’Arnolfo semble avoir saisie mieux queJean de Pise. Ce dernier, non content de marchersur les traces de son père, exagéra parfois cette ten-dance ultramontaine, particulièrement sur la lindesa carrière, tandis qu’Arnolfo, se renfermant dansde justes limites, s’efforça de l’adoucir et de l’em-bellir, pour ne pas choquer le goût de ses compa-triotes. Pour se faire une idée du succès avec lequelil résolut ce problème, il faut voir les sculptures
(1) Co sarcophage, qui est un ouvrage grec, ne représente ni lachâsse de Méléagre, ni celle d’Atalante, mais l’histoire de Phèdre etllippoly te.