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1 (1861)
Place and Date of Creation
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lart chrétien.

dont il orna le baldaquin du maitre-autel, dansléglise de Saint-Paul hors les murs.

Mais ce nest pas sur les œuvres de son ciseauquest fondée la grande renommée dArnolfo,cest surtout le souvenir des services quil a renduscomme architecte, qui lui a valu son immortalitéparmi les Florentins et parmi tous ceux qui visi-tent, même superficiellement, leur capitale. Lesprincipaux édifices civils et religieux portent, pourainsi dire, son nom écrit sur leurs frontispices. Onest obligé de se souvenir de lui, et sur la place duPalazzo Yecchio, et sur la place du Dôme, et sur cellede Santa-Croce, devant cette espèce de Panthéonnational, dont il ne faut pas le rendre responsable.

Sur ces trois monuments, il y en a un qui,malgré son irrégularité, peut-être à cause de sonirrégularité même, qui le rend dautant plus pitto-resque (i), désarme ou plutôt prévient la critiquepar limpression quil produit tout dabord; cestle Palais-Vieux, dont laspect sombre et grandioseest en parfaite harmonie avec les souvenirs quil re-trace, et convient, à certains égards, au caractèredu peuple pour lequel il fut fait. Il ny a, danstoute lItalie, que le palais communal de Gubbioqui puisse lui disputer la prééminence.

(I) Cette irrégularité vient des obstacles suscités par le fanatismedes Guelfes, qui ne voulurent pas quon bâtît sur le terrain desUberti, ni quon sacrifiât la tour dite délia Vacea. De la formeirrégulière du palais.