Druckschrift 
1 (1861)
Entstehung
Seite
171
Einzelbild herunterladen
 

ÉCOLE FLORENTINE.

171

comme lattestent la chaire du baptistère de Piseet celle du Dôme de Sienne, et, par-dessus tout,la châsse de saint Dominique, à Bologne (A26G),œuvre bien autrement merveilleuse que les Madonesde Guido ou de Cimabue, puisquelle porta toutdun coup cette branche de lart, jusqualors siinculte, à un degré délégance et de beauté quine fut pas dépassé pendant tout le siècle suivant.

Nicolas de Pise ne fut pas si bien inspiré dansles sculptures quil exécuta pour la ville de Flo-rence, comme on peut le voir par les statues roideset anguleuses de la Yierge, de saint Dominique etde sainte Marie-Madeleine, dont il orna la petiteéglise de la Miséricorde, également son ouvrage, etqui gagnerait beaucoup à nêtre pas écrasée par levoisinage du Dôme et du Campanile.

Les Florentins semblèrent apprécier le génie dufils encore moins que celui du père, et larchitectedu Campo-Santo ne fut pas jugé digne de travaillerà lembellissement de leur ville. Il nen fut pas demême des habitants dArezzo, de Pistoia et de Pe-rouse, qui se le disputèrent à plusieurs reprises,et le chargèrent de travaux de sculpture et darchi-tecture cpii subsistent encore presque tous aujour-dhui. Les bas-reliefs du maître-autel, dans le DômedArezzo, et ceux de la chaire dans 1 église de Saint-André, à Pistoia, justifièrent pleinement la prédi-lection dont il fut lobjet dans chacune de ces deuxvilles, et ce sentiment est justifié plus pleinementencore en ce qui concerne celle de Pérouse, quand