ÉCOLE FLORENTINE.
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comme l’attestent la chaire du baptistère de Piseet celle du Dôme de Sienne, et, par-dessus tout,la châsse de saint Dominique, à Bologne (A26G),œuvre bien autrement merveilleuse que les Madonesde Guido ou de Cimabue, puisqu’elle porta toutd’un coup cette branche de l’art, jusqu’alors siinculte, à un degré d’élégance et de beauté quine fut pas dépassé pendant tout le siècle suivant.
Nicolas de Pise ne fut pas si bien inspiré dansles sculptures qu’il exécuta pour la ville de Flo-rence, comme on peut le voir par les statues roideset anguleuses de la Yierge, de saint Dominique etde sainte Marie-Madeleine, dont il orna la petiteéglise de la Miséricorde, également son ouvrage, etqui gagnerait beaucoup à n’être pas écrasée par levoisinage du Dôme et du Campanile.
Les Florentins semblèrent apprécier le génie dufils encore moins que celui du père, et l’architectedu Campo-Santo ne fut pas jugé digne de travaillerà l’embellissement de leur ville. Il n’en fut pas demême des habitants d’Arezzo, de Pistoia et de Pe-rouse, qui se le disputèrent à plusieurs reprises,et le chargèrent de travaux de sculpture et d’archi-tecture cpii subsistent encore presque tous aujour-d’hui. Les bas-reliefs du maître-autel, dans le Dômed’Arezzo, et ceux de la chaire dans 1 église de Saint-André, à Pistoia, justifièrent pleinement la prédi-lection dont il fut l’objet dans chacune de ces deuxvilles, et ce sentiment est justifié plus pleinementencore en ce qui concerne celle de Pérouse, quand