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l’art CIIRÉTIF.>\
quable que ce style s’y combine, plus heureuse-ment que partout ailleurs, avec les réminiscencesde l’antique et avec le goût particulier à l’Italie.Celui des Siennois s’accommoda si bien de cettecombinaison, que le gothique conserva tous sescharmes pour eux, non-seulement au xv c siècle,quand le style de la renaissance triomphait partout,mais même au xvi°, quand ce triomphe n’était pasmoins affermi que celui de la littérature païenne etdu despotisme.
L’école fondée par Nicolas de Lise et son filsJean nous offre un mélange analogue à celui quenous venons de signaler, mais avec une puissanced’assimilation plus forte, particulièrement dans lefondateur. De Pise, qui fut son chef-lieu et commesa hase d’opérations, il étendit son influence danstoute la Toscane, et jusqu’aux deux extrémités dei’Italie, construisant ou dessinant des églises, desclochers, des tombeaux, des couvents, des palaispour les souverains et pour les cités libres, et nese montrant pas moins noble dans ses conceptionsqu’inépuisable dans ses combinaisons. Appelé àNaples par Charles 1 er d’Anjou, pour bâtir une égliseet un couvent sur le champ de bataille de Taglia-cozzo, il put achever son éducation en matière d’ar-chitecture gothique, et déposer dans l’école qu’ilavait fondée les germes de perfectionnements nou-veaux.
Malgré tout ce qu’il fit pour la régénération del’architecture, la sculpture lui dut bien davantage,