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1 (1861)
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ÉCOLE FLORENTINE.

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style qui se ressentait à peine de cet imposant voi-sinage, et dont l'ornementation, originale et pleinede goût, navait rien à envier à larchitecture go-thique qui envahissait lItalie par le nord et parle midi.

Cet envahissement avait commencé par la Sicileet le royaume de Naples, à la suite de la conquêtenormande, et avait été renouvelé, sur une plusgrande échelle, par la dynastie dAnjou, contem-poraine de la floraison la plus parfaite du stylegothique en France, et jalouse demhellir ses nou-veaux Etats par cette magnifique importation. Aussiles édifices à ogive sy multiplièrent-ils avec unerapidité prodigieuse, et sans offrir presque aucunetrace de compromis avec larchitecture antique,bien que cette dernière neût laissé nulle part desruines aussi imposantes que dans la Sicile et danslItalie méridionale.

Dun autre côté, les artistes allemands qui tra-vaillaient dans la capitale de la Lombardie, sétantdispersés dans la Péninsule, par suite des querellessurvenues entre les Milanais et lempereur Frédéric,il en résulta que la Toscane fut, pour ainsi dire,envahie de deux côtés à la fois.

Les monuments les plus curieux dus à cette dou-ble influence étrangère ne sont pas à Florence,mais à Orvieto, à Sienne et à Pise. La cathédralede Sienne, ainsi que celle dOrvieto, ne sont pointdes églises gothiques, dans lacception ia plus ri-goureuse du mot; mais elles ont cela de remar-