ÉCOLE FLORENTINE.
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style qui se ressentait à peine de cet imposant voi-sinage, et dont l'ornementation, originale et pleinede goût, n’avait rien à envier à l’architecture go-thique qui envahissait l’Italie par le nord et parle midi.
Cet envahissement avait commencé par la Sicileet le royaume de Naples, à la suite de la conquêtenormande, et avait été renouvelé, sur une plusgrande échelle, par la dynastie d’Anjou, contem-poraine de la floraison la plus parfaite du stylegothique en France, et jalouse d’emhellir ses nou-veaux Etats par cette magnifique importation. Aussiles édifices à ogive s’y multiplièrent-ils avec unerapidité prodigieuse, et sans offrir presque aucunetrace de compromis avec l’architecture antique,bien que cette dernière n’eût laissé nulle part desruines aussi imposantes que dans la Sicile et dansl’Italie méridionale.
D’un autre côté, les artistes allemands qui tra-vaillaient dans la capitale de la Lombardie, s’étantdispersés dans la Péninsule, par suite des querellessurvenues entre les Milanais et l’empereur Frédéric,il en résulta que la Toscane fut, pour ainsi dire,envahie de deux côtés à la fois.
Les monuments les plus curieux dus à cette dou-ble influence étrangère ne sont pas à Florence,mais à Orvieto, à Sienne et à Pise. La cathédralede Sienne, ainsi que celle d’Orvieto, ne sont pointdes églises gothiques, dans l’acception ia plus ri-goureuse du mot; mais elles ont cela de remar-