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ÉCOLE SIENjN'OISE.
brien et un maître lombard ; Pacchiarotto s’enrôlasous la bannière de Luca Signorelli ; BalthazarPeruzzi sous celle de Raphaël ; lîeccafumi sous cellede Michel-Ange, et Razzi fit flotter sur les édificesdécorés par son pinceau, la bannière radieuse deLéonard de Vinci; de sorte qu’à l’exception de laseule école Vénitienne, toutes les autres se cotisè-rent, en quelque sorte, pour cacher les misères decelte pauvre république, ou plutôt chacune d’ellessembla vouloir apporter sa fleur, pour lui tresserune couronne funéraire.
C’était une décadence d’une espèce singulière,et bien différente de la décadence romaine ou flo-rentine; mais cette différence était toute à l’avan-tage des Siennois. A Rome, presque tous les dis-ciples et tous les arrière-disciples de Raphaël ren-dirent leur médiocrité doublement fatigante, parl’uniformité de leur style et de leur manière. Ce futencore pis à Florence, où il y eut, comme nousle montrerons ailleurs, deux périodes de décadencetrès-distinctes, dans chacune desquelles les pro-duits artistiques parurent marqués d’une même em-preinte et revêtus d’un même costume officiel, nonpoint par l’identité d’inspirations, mais par l’iden-tité de flétrissure dans les âmes et d’abaissementdans les caractères. A Sienne, il restait encore desforces vives, dépensées en pure perte dans lestroubles civils, et la sève du génie national fut,pendant assez longtemps, plutôt extravasée qu’é-puisée. A Florence, où les Médicis furent maîtres