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1 (1861)
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L ART CHIUirCA.

lart. Ses deux derniers représentants, Razzi etBeccafumi, disparurent à peu de distance lun delautre (i), laissant dans Sienne des traces lumi-neuses de leur passage. Le premier surtout, avecson pinceau gracieux et brillant, avait contribué,plus que personne, à remplir le vide causé parlextinction de lécole nationale, et il avait mis lecomble à sa popularité par cette grande fresque delAssomption, à la porte Pispini, exécutée dans desjours si malheureux, quau lieu dêtre, comme jadis,une peinture triomphale, elle semblait dire, commela voix sinistre du temple de Jérusalem : « LesDieux sen vont. »

Rien, dans les autres écoles italiennes, ne res-semble au spectacle que donne lécole Siennoise,ou plutôt lart siennois, pendant toute la périodede sa décadence. Comme nous lavons déjà re-marqué, ce ne furent pas les artistes qui manquè-rent à lécole, ce fut plutôt lécole qui manqua auxartistes, et il en résulta une dispersion analogue àcelle qui a lieu pour les débris dun régiment quia perdu presque tous ses soldats avec son drapeau;les braves qui survivent sont distribués dans dau-tres corps, dont ils adoptent la discipline, le cos-tume et les couleurs. Ainsi fut-il des peintres sien-nois au xvi' siècle. Pacchia se fit lélève, et lundes meilleurs élèves, du Florentin Albertinelli;Matteo di Ralducci se partagea entre un maître oin*

(I) Razzi mourut en 1549, Beccafumi en 1550.

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