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l’art CFIRCTIKN.
absolus depuis i53o, les artistes, devenus courti-sans, et souvent courtisans de mauvais goût, à lasuite deVasari, prostituèrent leur art jusqu’à glorifierles crimes du souverain et ses vices, et ce métier,inconnu des artistes siennois, ils l’exercèrent demanière à faire regarder la turbulence démocra-tique comme moins abrutissante que le pouvoirabsolu sans contrôle. A Sienne, chaque peintre,suivant son aptitude et son caprice, choisit sonmodèle, au dedans ou au dehors, sans se soucierde son plus ou moins de conformité aux traditionslocales. A Florence, au lieu de cette variété devocations divergentes, c’est une stagnation systé-matique qui paralyse tout ce qui reste de vie : onest dressé aux mêmes évolutions, on porte la mêmelivrée, on peint et on rampe au gré d’un seul pou-voir. En un mot, Sienne, durant cette période, peutse comparer, si l’on veut, à une maison de fous,mais la folie peut avoir des intermittences, tandisque la dégradation des caractères n’en a point.