ÉCOLE SIENNOISE.
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susceptibilités d’un peuple ardent et ombrageux. Cequ’il lui fallait pour ajouter ce fleuron tant désiréà sa couronne ducale, c’était cpie les haines fussentattisées entre les partis, de manière qu’ils n’eussentjamais la paix, mais seulement des trêves pourrespirer. Réduit à ses seules forces, il n’en seraitjamais venu à bout; son intervention aurait toujoursété suspecte. Celle de son beau-père Charles-Quintl’était moins, et ce dernier, tout empereur qu’ilétait, s’abaissa jusqu’à jouer, auprès des Siennois,tantôt par ses diplomates, tantôt par ses généraux,le rôle d’agent, provocateur. Depuis i536, époquede son entrée triomphale dans Sienne, jusqu’à i54' 1 ,date de l’installation définitive d’une garnison es-pagnole, sous Diego de Mendoza, cette malheu-reuse république eut à subir tous les genres d’é-preuves, exactions, famine, luttes intestines, et, cequi était encore plus dur, humiliations poignantesdevant un soi-disant protecteur, qui parlait et agis-sait en maître. Après les massacres de j 545, quifirent couler des flots de sang sur les places, dansles rues et juscpie dans les maisons, et dont Charles-Quint crut devoir ménager les auteurs, il y eutquelques velléités de résistance, et même, l’annéesuivante, on osa passer des protestations aux me-naces; mais quand on sut que les luthériens d’Al-lemagne avaient été battus par les troupes impé-riales, on ne compta plus sur aucune diversion, et'ont fut fini.
Tout fut fini pour la liberté, tout fut fini pour