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1 (1861)
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ÉCOLE SIENNOISE.

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susceptibilités dun peuple ardent et ombrageux. Cequil lui fallait pour ajouter ce fleuron tant désiréà sa couronne ducale, cétait cpie les haines fussentattisées entre les partis, de manière quils neussentjamais la paix, mais seulement des trêves pourrespirer. Réduit à ses seules forces, il nen seraitjamais venu à bout; son intervention aurait toujoursété suspecte. Celle de son beau-père Charles-Quintlétait moins, et ce dernier, tout empereur quilétait, sabaissa jusquà jouer, auprès des Siennois,tantôt par ses diplomates, tantôt par ses généraux,le rôle dagent, provocateur. Depuis i536, époquede son entrée triomphale dans Sienne, jusquà i54' 1 ,date de linstallation définitive dune garnison es-pagnole, sous Diego de Mendoza, cette malheu-reuse république eut à subir tous les genres dé-preuves, exactions, famine, luttes intestines, et, cequi était encore plus dur, humiliations poignantesdevant un soi-disant protecteur, qui parlait et agis-sait en maître. Après les massacres de j 545, quifirent couler des flots de sang sur les places, dansles rues et juscpie dans les maisons, et dont Charles-Quint crut devoir ménager les auteurs, il y eutquelques velléités de résistance, et même, lannéesuivante, on osa passer des protestations aux me-naces; mais quand on sut que les luthériens dAl-lemagne avaient été battus par les troupes impé-riales, on ne compta plus sur aucune diversion, et'ont fut fini.

Tout fut fini pour la liberté, tout fut fini pour