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l’art chrétien.
bibliques si grandioses et si justement admirées. Onvoudrait pouvoir attribuer à la sainteté du lieucette inspiration exceptionnelle ; mais alors il fau-drait admettre que cette inspiration lui fit complè-tement défaut dans ses vieux jours, quand il futchargé de peindre , dans 1 abside du chœur , lagrande fresque dont il ne reste plus que lesfigures latérales, la partie centrale qui repré -sentait la Résurrection ayant été heureusementdétruite par le tremblement de terre de 1798.Je dis heureusement , parce que la figure duChrist, telle que nous l’a conservée le dessin origi-nal (1), est plutôt faite pour être exposée dans uneacadémie que dans une église. On en peut dire au-tant des anges adultes et même très-adultes qui ontéchappé à la catastrophe, et dont l’un, avec sestraits mesquins et son corps démesurément allongé,ressemble bien plutôt à un jeune centaure qu’onaurait dressé à des attitudes étranges. Le momentétait venu où l’art allait disparaître pour jamais avecl’indépendance nationale.
Cette indépendance, tantôt minée sourdementpar des intrigues, tantôt attaquée à force ouverte,toujours au profit de la dynastie astucieuse quiavait asservi Florence, était trop mal défendue pourpouvoir échapper longtemps aux trames ourdiescontre elle. Côme de Médicis, qui couvait de loinsa proie, était trop habile pour heurter de front les
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(1) Ce dessin se trouve dans la bibliothèque publique de Sienne.