ECOLE SIEN3TOÏSE.
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a représenté sainte Catherine recevant les stigmates,est tellement supérieur à tous les autres, qu’on estforcé d’v voir l’effet de cette inspiration tradition-nelle qui avait élevé tant d'artistes, nationaux ouétrangers, au-dessus d’eux-mêmes. Outre la beautéde la figure principale, dont le mouvement est si pa-thétique et si vrai, il y a celle des deux figures acces-soires, auxquelles l’artiste a su donner, cette fois,toute la noblesse et la dignité qui conviennent àleurs caractères respectifs. En un mot, si on exceptele type trop peu idéal de la sainte, cette composi-tion réunit toutes les qualités requises pour figurerparmi les plus précieux produits de l’art siennoisau xvi e siècle (i).
On admire des qualités bien différentes dans sonfameux tableau de la Chute des anges rebelles, dansl’église des Carmes. Il y a là des tours de force etdes effets de lumière qui en imposaient à BulthazarPeruzzi lui-même, malgré la pureté de son goût émi-nemment classique. Il est certain que jamais on n’amieux rendu le demi-jour des régions infernales.Toutes ces figures nues, qui se dressent ou se tor-dent, semblent se mouvoir dans un milieu spécial,et. refléter une lumière qui n'est pas la nôtre. Toutest assez distinct pour laisser voir les formes et assezvague pour se prêter à la nébulosité fantasmago-rique qui les revêt. En un mot, l’œuvre est savante,
(1) Ce tableau, avec plusieurs autres du même artiste, se trouvea l’Académie des beaux-arts.