école siennoise.
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dit-on, dans l’église de Saint-Dominique, maisd’après un type idéal qui demandait l'identifica-tion la plus complète , je ne dis pas seulementavec la dévotion, mais avec l’imagination popu-laire, souvent plus exigeante et plus compétenteque celle des artistes (i).
Pourquoi celui dont nous parlons ne s’en tint-ilpas à ses premières inspirations? Pourquoi eut-illa fantaisie de faire un second apprentissage sousAntonio Ilazzi, et se laissa-t-il leurrer par le vainespoir d’opérer une sorte de fusion entre lagrâce om-brienne et la grâce lombarde? On peut voir, dansun tableau de la Nativité, qui est à l’Académie desbeaux-arts, le triste fruit de cet amalgame. Il paraîtque le malheureux fusionniste ne se releva jamaisde cette chute, bien que sa vie se soit prolongéeprès de trente ans après son entrée chez son secondmaître (2).
Il manquait encore à la ville de Sienne, veuvede son école nationale, un imitateur de la manièregrandiose de Michel-Ange ; mais cette imitation étaitla plus dangereuse de toutes, à cause de la hauteurà laquelle il fallait atteindre, et qui avait déjà donnédes vertiges à plus d’un téméraire. Le peintre sien-nois qui se crut appelé à remplir cette lacune, étaitBeccafumi, à qui sa puissante originalité semblaitdevoir tracer une autre route. D abord, il s était
(1) Documenti , etc., vol. III, pag. 72.
(2) Entré chez ltazzi en 1516, il vivait encore en 1543.