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1 (1861)
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lart CHRÉTIEN.

faut-il ajouter que ce dédommagement fut sup-primé en 1639, quand Pacchiarotto, alors âgé desoixante-trois ans, fut banni à perpétuité du ter-ritoire de la république, avec promesse dimpunitéà celui qui le mettrait à mort.

Nous savons maintenant pourquoi les physio-nomies de ses personnages sont si dures, et pour-quoi ses tableaux sont si rares, malgré la longueurde sa carrière.

Un autre peintre du même temps, dont les ta-bleaux sont encore plus rares, et dont on ne saitguère autre chose que le nom, est. Matteo di Bal-ducci, qui se fit, à Sienne, le représentant de lé-cole Ombrienne pure, en devenant, non-seulementlimitateur, mais le disciple de Pinturicchio. Ce futsous linfluence de ce premier apprentissage quilexécuta son chef-dœuvre de la chapelle Borghesi,dans léglise de San-Spirito. Cest une Assomptionquon prendrait volontiers pour un ouvrage de sonmaître, et même pour un ouvrage de sa meilleuremanière, si un document, récemment découvert,navait révélé son véritable auteur. La Vierge, re-vêtue de son costume triomphal, a quelque chosede si pur, de si exquis dans son expression etdans ses traits, quelle aurait pu faire honneur aupinceau dePérugin, même avant sa décadence. Ce-pendant, ce 11est pas cette figure, toute ravissantequ'elle est, qui attire principalement le regard duspectateur, cest celle de sainte Catherine, tracée,non point daprès le portrait traditionnel conservé,