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l’art CHRÉTIEN.
faut-il ajouter que ce dédommagement fut sup-primé en 1639, quand Pacchiarotto, alors âgé desoixante-trois ans, fut banni à perpétuité du ter-ritoire de la république, avec promesse d’impunitéà celui qui le mettrait à mort.
Nous savons maintenant pourquoi les physio-nomies de ses personnages sont si dures, et pour-quoi ses tableaux sont si rares, malgré la longueurde sa carrière.
Un autre peintre du même temps, dont les ta-bleaux sont encore plus rares, et dont on ne saitguère autre chose que le nom, est. Matteo di Bal-ducci, qui se fit, à Sienne, le représentant de l’é-cole Ombrienne pure, en devenant, non-seulementl’imitateur, mais le disciple de Pinturicchio. Ce futsous l’influence de ce premier apprentissage qu’ilexécuta son chef-d’œuvre de la chapelle Borghesi,dans l’église de San-Spirito. C’est une Assomptionqu’on prendrait volontiers pour un ouvrage de sonmaître, et même pour un ouvrage de sa meilleuremanière, si un document, récemment découvert,n’avait révélé son véritable auteur. La Vierge, re-vêtue de son costume triomphal, a quelque chosede si pur, de si exquis dans son expression etdans ses traits, qu’elle aurait pu faire honneur aupinceau dePérugin, même avant sa décadence. Ce-pendant, ce 11’est pas cette figure, toute ravissantequ'elle est, qui attire principalement le regard duspectateur, c’est celle de sainte Catherine, tracée,non point d’après le portrait traditionnel conservé,