ÉCOLE SIENNOISE.
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quelques pages de Tite-Live, ou les traités de Yégèceou de Machiavel sur l’art de la guerre, après quoil’on s’exercait à manier le fleuret sous la directiondes deux meilleurs maîtres d’armes, afin de pouvoirse battre, au besoin, contre quiconque oserait diredu mal de l’association ou de ses membres (i).
Ce n’était pas encore assez pour Pacchiarotto,qui voulait combiner ses jouissances artistiquesavec ses jouissances démocratiques. Il peignit donc,sur les quatre murs de sa chambre, une quantité defigures dans des attitudes pleines de déférence, etla, debout, au milieu de cet auditoire imaginaire,il discourait, à perte d’haleine, sur les grandes ques-tions qui faisaient fermenter son cerveau, de sortequ’au sortir de cette chambre ardente,-'A ne se pos-sédait plus. Delà des démêlés sans fin avec les tribu-naux supérieurs et inférieurs, des assignations pouractes de violence et même pour vol, des condamna-tions à la prison ou à l’exil, et la nécessité, pour s’ysoustraire, de recourir à des expédients bizarres,comme celui de rester enfermé, pendant deux jours,avec un mort dans son tombeau.
Le dédommagement de toutes ces trioulationsétait d’être nommé, presque tous les ans, porte-enseigne ou capitaine de son quartier, et d avoir apeindre, comme d’autres démagogues, ses devan-ciers, une quantité de bannières et de peinions,dont il ne reste aujourd’hui aucun vestige. Encore
(b Voir la nouvelle édition de Vasari, vol. XI, pag. 177-184.