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l’art chrétien.
que marquée par une affreuse recrudescence dehaines entre les partis, il mania le glaive beaucoupplus que le pinceau, et son fanatisme politique dé-généra peu à peu en une véritable frénésie. Égale-ment intrépide comme conspirateur et comme sol-dat, il figurait des premiers dans tous les complots,dans toutes les émeutes, dans tous les combats, soitqu’ils fussent livrés au dedans pour la liberté, ouplutôt pour la licence populaire , soit qu’ils fus-sent soutenus au dehors pour l’indépendance na-tionale. Tonte association qui n’admettait ni droitni loi, excepté le droit de la vengeance et la loi duplus fort, était sûre de son concours. D’abordmembre du club des Libertini, il était avec eux,quand ils égorgeaient Alexandre Bichidans le palaisarchiépiscopal, quand ils se battaient en désespéréscontre les troupes de Clément VII, à Camuîlia,quand ils déchiraient la bulle d’interdit lancéecontre Sienne, et quand ils maltraitaient les Béné-dictins qui avaient osé l’afficher. Plus tard, il netrouva plus cju’ilsfussent assez forcenés pour lui et ilchercha, dans l’Académie des Barclotti , des associésencore plus dégagés de tout scrupule. C’était mievéritable horde de brigands, organisée pour le pillageet le meurtre, mais organisée à la manière des con-iréries, ayant ses statuts, ses réunions périodiques,son maître des novices, voire même son chapelain etjusqu'à sa patronne, qui était sainte Catherine, donton célébrait dévotement la fête. Le dimanche, onlisait ensemble, en guise d’évangile patriotique,