Druckschrift 
1 (1861)
Entstehung
Seite
154
Einzelbild herunterladen
 

154

lart chrétien.

que marquée par une affreuse recrudescence dehaines entre les partis, il mania le glaive beaucoupplus que le pinceau, et son fanatisme politique dé-généra peu à peu en une véritable frénésie. Égale-ment intrépide comme conspirateur et comme sol-dat, il figurait des premiers dans tous les complots,dans toutes les émeutes, dans tous les combats, soitquils fussent livrés au dedans pour la liberté, ouplutôt pour la licence populaire , soit quils fus-sent soutenus au dehors pour lindépendance na-tionale. Tonte association qui nadmettait ni droitni loi, excepté le droit de la vengeance et la loi duplus fort, était sûre de son concours. Dabordmembre du club des Libertini, il était avec eux,quand ils égorgeaient Alexandre Bichidans le palaisarchiépiscopal, quand ils se battaient en désespéréscontre les troupes de Clément VII, à Camuîlia,quand ils déchiraient la bulle dinterdit lancéecontre Sienne, et quand ils maltraitaient les Béné-dictins qui avaient osé lafficher. Plus tard, il netrouva plus cjuilsfussent assez forcenés pour lui et ilchercha, dans lAcadémie des Barclotti , des associésencore plus dégagés de tout scrupule. Cétait mievéritable horde de brigands, organisée pour le pillageet le meurtre, mais organisée à la manière des con-iréries, ayant ses statuts, ses réunions périodiques,son maître des novices, voire même son chapelain etjusqu'à sa patronne, qui était sainte Catherine, donton célébrait dévotement la fête. Le dimanche, onlisait ensemble, en guise dévangile patriotique,