ÉCOLE SIEjYNOISE.
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Ce fut pour eux que Pacchiarotto peignit son ta-bleau de l’Ascension dans l’église des Cannes, lequeln’est qu’une reproduction, avec quelques variantes,de celui qu’il avait peint pour les moines de l’Obser-vance, et qui se trouve aujourd’hui à l’Académie desbeaux-arts. Dans l’un et dans l’autre, les figuresaccessoires sont touchées avec vigueur et très-forte-ment caractérisées ; mais elles manquent parfois denoblesse, et les draperies ne sont pas toujours dumeilleur goût. Quant à la figure principale , dansles deux tableaux, elle est tellement dépourvue detoute espèce d’idéal, qu’on mutilerait volontiers letableau pour la faire disparaître. Les deux autresouvrages qu’on possède de lui, celui de Montalboliet celui de l’église du Saint-Esprit, à Sienne, repré-sentent le couronnement de la Vierge, c’est-à-direle sujet qui demandait, dans l’artiste chargé de letraiter, les qualités le plus diamétralement oppo-sées aux tendances naturelles de Pacchiarotto ; sonimpuissance en ce genre était une ressemblance deplus avec Luca Signorelli.
Mais, ce en quoi il ne ressemblait ni à LucaSignorelli, ni à aucun autre artiste dont le nom soitvenu jusqu’à nous, c’est la série d’aventures et d’hal-lucinations qui troubla et déshonora les vingt der-nières années de sa carrière. A dater de i5ao, épo-
avait un tableau d’autel de Pinturicchio, et Pacchiarotto y avait peintà fresque l’histoire de saint André. Ce devait être son chef-d’œuvre,te genre historique lui allait mieux qu’aucun autre.