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l’art chrétien.
Mais ni la faveur des confréries, ni celle desmoines ne purent l'empêcher de participer aux excèsde la démocratie siennoise ; et sa participation fut ,tellement violente, et le rôle qu’il joua comme mem-bre du club sanguinaire des Bardotti fut tellementmarqué, qu’à la première réaction qui eut lieu con-tre cette horde de sicaires , il dut prévenir, par unexil volontaire, la vengeance des lois, et chercher,à la cour de Fontainebleau, des occupations moinsmystiques et plus appropriées à la tournure de sonimagination.
Pacchiarotîo, son collègue dans cette formidableassociation , aurait pu devenir un grand peintre,s’il fût né un demi-siècle plus tôt, et qu’il eût trouvéune école nationale bien organisée. On peut voir,dans la petite église de Montalboli, près d’Asciano,un des fruits du premier apprentissage qu’il fit, sousBernardino Fungai. Il fallait à une nature commela sienne quelque chose de plus vital et de plusénergique, et il le trouva bientôt dans les peinturesde buca Signorelli qui, tenant à la fois de l’écolenaturaliste et de l’école Ombrienne, devint désor-mais son modèle; à quoi il faut ajouter une cer-taine influence non avouée que durent exercer surlui les ouvrages de Pinturicchio, tous deux ayanttravaillé souvent à la décoration des mêmes lieux,et sous le patronage de la même famille, celle desPiccolomini (i).
(1) La chapelle des Piccolomini, dans l’église des Franciscains,