ÉCOLE SIEjXNOISE.
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desse de son pinceau. Ce qui lui convenait le mieux,c’étaient des Pères du désert ou un jugement der-nier. Au lieu de cela, on lui donna, ou plutôt onlui livra, comme à un bourreau, les deux figures lesplus suaves et les plus gracieuses, celles sur les-quelles fart, siennois s’était exercé avec le plus deprédilection ; je veux dire qu’il fut chargé de pein-dre, en partie, l’histoire de la Vierge pour la confré-rie de Saint-Bernardin, et l’histoire de sainte.Cathe-rine, dans l’oratoire de Fontebranda. Toutes cesfresques ont été si brutalement retouchées il y aquinze ans, qu’elles ne sont plus aujourd’hui quedes ruines. Cependant, à travers ces ruines, on voitque l’artiste s’est efforcé d’étre gracieux. J’oseraimême dire qu’il l’est un peu dans le tableau de lanaissance de la Vierge, bien que la plupart desfigures accessoires soient manquées ; il l’est beau-coup moins dans l’Annonciation, et il l’est plus quejamais dans la fresque où il a représenté sainteCatherine s’approchant respectueusement du litfunèbre sur lequel est couchée sainte Agnès deMontepuiciano. On serait presque tenté d’y voir leproduit d’un autre pinceau.
Toutes les tâches confiées au sien semblaientêtre choisies au rebours de sa vocation. Outre lespeintures cycliques dont nous avons parle, il pei-gnit encore, pour les confréries, des bannière^ etdes catafalques, et il n’y eut pas jusqu aux sé-vères Chartreux qui ne lui demandèrent des tableauxd’autel.