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il devait devenir, plus tard, le rival de Michel-Angeet le disciple de Raphaël, mais disciple tellementdistingué entre tous les autres , qu’on pourrait leregarder, à certains égards, comme un des fonda-teurs de l’école Romaine (i
Son compatriote Girolamo del Pacchia était aussiallé à Rome, à peu près vers le même temps (2);mais ce voyage avait été précédé d’un assez longséjour en Toscane, durant lequel il s’était telle-ment épris de la manière de Mariotto Albertinelii,qu’il sembla ne plus aspirer à d’autre gloire qu’àcelle de marcher servilement sur les traces de cedangereux modèle. Il parvint en effet à s’appropriersi bien sa manière et son brillant coloris , qu’onpourrait confondre ses œuvres avec celles de l’ar-tiste florentin, si Pacchia ne se trahissait par unecertaine dureté de types et même de contours, quidevait être en harmonie avec son caractère. SaVierge est toujours la même, du naturalisme toutpur, mais beaucoup moins heureusement choisi quecelui de Mariotto Albertini. Son chef-d’œuvre n’estpas, à mon avis, son tableau de la Visitation qu’onvoit à l’Académie des beaux-arts, mais celui de l’é-glise de Saint-!’.hristophe, surtout les deux figureslatérales qui ont vraiment de la grandeur, et quiétaient mieux adaptées à la vigueur, ou plutôt à la ru-
(t) Nous reparlerous de Peruzzi dans le chapitra sur l’écoleRomaine.
(2) Ce Pacchia est un personnage tout différent de Pacchiaroilo,dor.t nous parlerons bientôt.
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