ÉCOLE SIENNOISE.
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n’eut jamais son égal, comme sculpteur en bois, etqui éleva cette branche de l’art à une hauteur incon-nue aux autres écoles.
De la combinaison de toutes ces causes et detoutes ces influences, il résulta que Sienne, vers lecommencement du xvi e siècle, n’eut plus d’écoleproprement dite, tout en ayant des artistes natio-naux qui pouvaient lui faire honneur, et qui allaientchercher au dehors les enseignements ou les encou-ragements qui leur manquaient dans leur patrie.Alors vivait encore, mais très-voisin de la tombe,Francesco di Giorgio , peintre médiocre jusqu’àtrente-huit ans, puis architecte d’un tel renom, quel’on construisait, d’après son modèle, la coupole dela cathédrale de Milan, sans parler de ses immensestravaux pour le duc d’Urbin, comme ingénieur ci-vil et militaire (i), et d’une infinité d’autres ouvra-ges non moins élégants que solides, qui le firentadmirer et rechercher depuis Naples jusqu’à laLombardie (2).
L’année même de sa mort (i5o2), un autre artistesiennois, encore plus étranger que lui à l’écoleSiennoise, Balthazar Peruzzi, bien supérieur à luicomme peintre, et, pour le moins, son égal enarchitecture, faisait son premier voyage à Rome où
(1) On lui attribue l’invention et la pratique des raines dans lessièges. Nous verrons ailleurs qu’il ne fut pas l’architecte du palaisducal à Urbin.
(2) Son chef-d’œuvre est l’église délia Madonna del Calcinaio , prèsde Cortone.