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1 (1861)
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ÉCOLE SIENNOISE.

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neut jamais son égal, comme sculpteur en bois, etqui éleva cette branche de lart à une hauteur incon-nue aux autres écoles.

De la combinaison de toutes ces causes et detoutes ces influences, il résulta que Sienne, vers lecommencement du xvi e siècle, neut plus décoleproprement dite, tout en ayant des artistes natio-naux qui pouvaient lui faire honneur, et qui allaientchercher au dehors les enseignements ou les encou-ragements qui leur manquaient dans leur patrie.Alors vivait encore, mais très-voisin de la tombe,Francesco di Giorgio , peintre médiocre jusquàtrente-huit ans, puis architecte dun tel renom, quelon construisait, daprès son modèle, la coupole dela cathédrale de Milan, sans parler de ses immensestravaux pour le duc dUrbin, comme ingénieur ci-vil et militaire (i), et dune infinité dautres ouvra-ges non moins élégants que solides, qui le firentadmirer et rechercher depuis Naples jusquà laLombardie (2).

Lannée même de sa mort (i5o2), un autre artistesiennois, encore plus étranger que lui à lécoleSiennoise, Balthazar Peruzzi, bien supérieur à luicomme peintre, et, pour le moins, son égal enarchitecture, faisait son premier voyage à Rome

(1) On lui attribue linvention et la pratique des raines dans lessièges. Nous verrons ailleurs quil ne fut pas larchitecte du palaisducal à Urbin.

(2) Son chef-dœuvre est léglise délia Madonna del Calcinaio , prèsde Cortone.