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l’art ciirktiex.
Cette immigration, encouragée par les circons-tances, l’était encore plus par le patronage prévoyantde deux familles puissantes, dont 1 une, celle desPiccolomini, était, depuis un demi-siècle, en pos-session de tous les genres d’influence et de tous lesgenres de gloire ; I autre, alois îepiesentee parPandolfo Pétrucci, menaçait de devenir une dynas-tie souveraine, pour prix des services rendus parson.chef à la république, depuis qu’elle était enproie aux horreurs de l'anarchie. Les Piccolominiavaient fait venir Pinturiccliio de Pérouse, et luiavaient fait peindre cette fameuse sacristie que toutle monde connaît, et leur chapelle particulière, dansl’église des Franciscains. De plus, ils avaient appeléà Sienne, pour sculpter les statues dont ils voulaientorner leur chapelle du Dôme, le Milanais André Fu-sina et le Florentin Michel-Ange dont la gloire nefaisait encore que poindre. Pandolfo Pétrucci, visantà une popularité plus solide, employ ait le génie deFrancesco di Gierg o et celui de Balthazar Peruzzi,son architecte favori, à construire des coupoles ouà embellir les édifices sacrés; mais, pour la déco-ration de son propre palais, il préférait, aussi lui,les artistes ombriens, et il chargeait Pinturiccliio,Luca Signorelli et son disciple Genga, d’y peindredes sujets allégoriques ou mythologiques, leur adjoi-gnant, pour l’ornementation, Antoine Barili (i ), qui
(1) On conserve, à l’Académie des beaux-arts de Sienne, plusieurscorniches de cet Antoine Barili, qui travailla aussi beaucoup au Vatican.