ÉCOLE SIENTXOISE.
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Quand Bernardino Fungai exécutait ces compo-sitions si nouvelles pour l’école Siennoise, il y avaitdéjà longtemps que l’invasion des écoles étrangèresavait commencé. Le premier des envahisseurs avaitété Lnca Signorelli deCortone, quand il était venu,en 1/198, peindre la chapelle de la famille Bichidans l’église de Saint-Augustin. Il était revenu en-suite, à plusieurs reprises, comme pour affermir saconquête, et sa manière avait tellement plu à sesnouveaux patrons, qu’il n’aurait tenu qu’à lui derester indéfiniment à leur service.
Après lui, était venu Pérugin, déjà vieux, etcomptant déjà huit années de décadence (i5o8);mais son immense réputation lui avait fait pardon-ner les faiblesses de son pinceau, et son tableau dela Nativité avait trouvé plus que des admirateurs (i).Son élève Pinturicchio l’avait devancé en i 5 oa, etses succès non contestés l’avaient décidé à faire deSienne sa patrie adoptive, au moment même où unautre peintre étranger, Antonio Razzi, formé à l’é-cole ou sur les oeuvres de Léonard (a), venaitéblouir et ensorceler les Siennois par des créationsdont le charme avait quelque chose de magique,mais en même temps de très-opposé aux tendancesde l’école indigène qui, à la vérité, était alors mou-rante.
(1) Ce tableau fut détruit dans un incendie. Pérugin en peignit unsecond, qui se trouveencoreaujourd’huidans i'église de Saint-Augustin.
(2) Nous parierons plus longuement de Razzi. en traitant de l’écoleLombarde.