i/art chrétien.
IM
à !a tête duquel Taddeo di Bartolo a su donner uneexpression dont l’arliste florentin n approeha ja-mais (i). Il n’aurait donc dépendu que des Siejmoisd’exploiter cette brandie de 1 art avec succès; maispour eux, le fond d’or fut toujours inséparable del'image de dévotion, ce qu’il ne faut pas attribuer àleurs vues bornées, mais à l’extrême orthodoxie deleur goût. D’ailleurs, leur culte de la Vierge,comme reine de leur cite, ne la voulant pas humble,mais glorieuse, ou sur un trône, ou montant auciel, ou couronnée par son Fils, l’école ne peignitpresque jamais ni la Nativité, ni l’Adoration desbergers, ni l’Adoration des mages, ces trois sujetsfavoris des écoles Florentine et Ombrienne, et qui seprêtent à l’introduction de tous les genres de natura-lisme, y compris le portrait. Fungai paraît avoir étéun des premiers à tâcher de remplir ces diverses la-cunes, et, sous ce rapport, ses deux tableaux del’Adoration dans l’étable (2) offrent un véritableintérêt, du moins en ce qui concerne les portraits;car les rois et les bergers 11e sont pas autre chose.\)uant à ses paysages, on y trouve bien une certaineentente de la perspective aérienne; mais le colorisen est froid et monotone, et le serait bien davan-tage à côté d’une Nativité de Ghirlandajo ou de Fi-lippino Lippi.
(1) Co tableau so trouve dans la sacristie de l’église de Saint-Christophe.
(2; Ces deux tableaux sont à l’Académie des beaux-arts.