.ÉCOLE SIENNOISE.
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lernent heureuses. D’abord il donne à ses figures desproportions démesurément longues, avec des tètesbeaucoup trop petites; ensuite son type de Madoneest tout à fait dénué de grandeur, même dans soncouronnement de la Vierge qui est regardé commeson chef-d’œuvre (1). Enfin son coloris a quelquechose de dur et de métallique, qui se reflète desobjets inanimés sur les membres et souvent sur lesphysionomies, qu’il a su néanmoins rendre parfoisassez gracieuses, sinon quant à l’expression , dumoins quant aux contours. Ce qui convient le moinsà son pinceau, c’est le nu, comme le prouve la tristefigure de saint Sébastien, dans son tableau, d’ail-leurs assez médiocre, de l’église des Carmes; et cequi lui convient le mieux, ce sont les anges, bienqu’il n’v ait pas de comparaison à faire entre lessiens et ceux de son maître ou de son modèle Matteo.
Les peintres des générations précédentes avaientnégligé systématiquement le paysage et, en général,tous les ornements accessoires empruntés au règneanimal ou végétal ; ceux qui seraient tentés de direque c’était par impuissance, n’ont qu’à lire les troispages de Ghiberti sur les fresques d’Ambrogio Lo-renzetti, dans le cloître des Franciscains ; et, s’ilssont épris des chevaux de bataille de Paolo Uccello,qu’ils les comparent avec ceux de la grande fresquedu palais public, ou, mieux encore, avec celui qui,monté par saint Georges, s’élance sur le dragon, et
(l) Dans le chœur de l’église des Servîtes.
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