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l’art chrktiea.
idée de l’ensemble de la composition , loin depouvoir s’en faire une, même approximative , desgroupes de saints et de saintes qui sont rangés surle premier plan.
Nous n’aurions donc aucun moyen de con-naître, dans toute son exactitude et dans toute sabeauté, le type créé par la chaste et poétique ima-gination d’Ansano, s’il ne l’avait pas reproduit,comme un accessoire presque imperceptible, surun grand tableau qui est à l’Académie des beaux-arts, ou plutôt sur la base de son encadrement.C’est un simple buste, dont les dimensions n’ex-cèdent pas de beaucoup celles de la miniature;mais, jusqu’à présent, sauf une légère égratignureau coin de l’œil, il est resté parfaitement intact,et je lui assignerais volontiers, parmi les produitsde l’art chrétien, une place analogue à celle qu’onassigne au fameux camée de Livie parmi les pro-duits de l’art antique. L’artiste l’a peinte à la fleurde l’âge, mais dans toute la naïveté de l’adolescenceet avec ce reflet de transfiguration que devaientlui donner ses visions célestes, qui avaient com-mencé pour elle dès l’âge de sept ans. Les autrespeintres siennois qui traitèrent ce sujet après An-sano, ne négligèrent pas cette donnée mystique,mais ils ne la rendirent pas avec le même bon-heur, ce qui n’empêcha pas quelques-uns d’entreeux, en abordant ce thème si attrayant, de se sur-passer eux-mêmes. Francesco di Giorgio, par exem-ple, qui cultiva la peinture avant de se faire ar-