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chitecte, et dont il reste deux tableaux assez mé-diocres, mais très-riches en figures, n'y en a misqu’une seule qui soit un peu gracieuse, et cette fi-gure est celle de sainte Catherine. Le pinceau fan-tastique et presque sauvage de Beccafumi semblene s’être complètement apprivoisé qu’une seulefois, c’est quand il a représenté la sainte à genouxrecevant les stigmates, et tendant les bras vers la croixavec un élan d’amour qui ne peut plus se contenir.Quant à la sainte Catherine de Razzi, dans l’églisede Saint-Dominique, telle est la fascination qu’elleexerce sur le spectateur, par la beauté de ses traitset par l’intensité de son expression, que je me gar-derai bien de la comparer avec celle d’Ansano, depeur d’être tenté de faire comme Paris, et d’ad-juger la palme, non pas à la plus digne, mais à laplus belle.
La grande vogue d’Ansano, comme peintre deMadones, avait commencé longtemps auparavant.C’était là sa vocation spéciale, et son goût person-nel se trouva si bien d’accord avec celui du public,qu’il produisit à lui seul plus d’ouvrages de ce genreque tous les artistes siennois de la même générationpris ensemble. On peut même dire que, sur la fin desa carrière, il en produisit trop, car le temps etpeut-être aussi l’inspiration lui manquant pour satis-faire l’empressement toujours croissant dont il étaitdevenu l’objet, il se contenta quelquefois de repro-duire mécaniquement les mêmes types et les mêmescompositions, et c’est là le seid genre de décadence