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1 (1861)
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KCOLF. SIE3TSOISE.

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chitecte, et dont il reste deux tableaux assez mé-diocres, mais très-riches en figures, n'y en a misquune seule qui soit un peu gracieuse, et cette fi-gure est celle de sainte Catherine. Le pinceau fan-tastique et presque sauvage de Beccafumi semblene sêtre complètement apprivoisé quune seulefois, cest quand il a représenté la sainte à genouxrecevant les stigmates, et tendant les bras vers la croixavec un élan damour qui ne peut plus se contenir.Quant à la sainte Catherine de Razzi, dans léglisede Saint-Dominique, telle est la fascination quelleexerce sur le spectateur, par la beauté de ses traitset par lintensité de son expression, que je me gar-derai bien de la comparer avec celle dAnsano, depeur dêtre tenté de faire comme Paris, et dad-juger la palme, non pas à la plus digne, mais à laplus belle.

La grande vogue dAnsano, comme peintre deMadones, avait commencé longtemps auparavant.Cétait sa vocation spéciale, et son goût person-nel se trouva si bien daccord avec celui du public,quil produisit à lui seul plus douvrages de ce genreque tous les artistes siennois de la même générationpris ensemble. On peut même dire que, sur la fin desa carrière, il en produisit trop, car le temps etpeut-être aussi linspiration lui manquant pour satis-faire lempressement toujours croissant dont il étaitdevenu lobjet, il se contenta quelquefois de repro-duire mécaniquement les mêmes types et les mêmescompositions, et cest le seid genre de décadence