l’art chrétien.
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rations comme peintre, et des grâces s pirituellescomme chrétien militant, de sorte que son atelierput être en même temps son oratoire ; car il repro-duisit si souvent ces deux images vénérées, qu onpeut dire, sans crainte de se tromper, que, pendantla seconde moitié de sa carrière, il eut toujours sousles yeux, à l’état d’ébauclie ou autrement, 1 un oul’autre de ces deux patrons, et bien souvent tousles deux à la fois.
On sait que saint Bernardin , mort dans la villed’Aquila en 1 444» fut canonisé par Nicolas Y, àl’occasion du grand jubilé de i/jôo. Cette canonisa-tion, qui fut un grand événement, non-seulementen Italie, mais dans la chrétienté tout entière, lefut encore plus à Sienne, qui était fière de ses vertuset qui avait le bonheur de croire à la puissancede son intervention. Il y eut donc une explosion depiété patriotique, mêlée d’un certain orgueil inof-fensif, qui voulut se satisfaire autrement que pardes actions de grâces et des processions; il apparte-nait aux artistes seuls de donner ce genre de satis-faction, et l’on vit bientôt les images du saint semultiplier à l’infini, dans toutes les dimensions etsous toutes les formes : peinture, miniature, mé-dailles, sculpture en marbre, en terre et même enargent (i). Parmi les peintres contemporains quifu-
(I) Voir dans les Documenli, etc., vol. II, pag. 278, une pétitiondans laquelle l’orfévre Tomaso di Paolo offre de faire la statue d’ar-gent de saint Bernardin pour le prix que voudra la,fabrique du Dôme.