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ÉCOLE SIENNOISE. H1
cette œuvre de prédilection, que plusieurs raisonsl’engageaient à rendre aussi parfaite que possible.D’abord, la chapelle pour laquelle on lui demandaitun produit de son pinceau, était le premier monu-ment de ce genre qu’on eût élevé à la patronne deSienne, depuis la construction du Dôme (i) ; ensuite,le fondateur était l’évèque de Pienza, admirateurdes peintures de Matteo dans son église épiscopale ,et il fallait à tout prix justifier son admiration, nonpas en faisant aussi bien, mais en faisant mieux,s’il était possible. Enfin, si la chapelle qu’il s’agis-sait de décorer, était, comme on l’a toujours cru ,l’ouvrage de Francesco di Giorgio, il était naturelque le peintre aspirât à se montrer digne du grandarchitecte, qui n’était pas seulement son collabora-teur, mais qui avait porté son amitié pour luijusqu’à devenir son maître en architecture.
Un tableau postérieur à celui dont nous venons deparler, et qui reproduit quelques-unes de ses qualitésattrayantes, se trouve dans l’église de Saint-Domini-que, à côté de la fameuse Madone de Guido ; c’estune sainte Barbe, vêtue d’une riche étoffe d’or, etoffrant, dans son air de tête et dans l’expression deses traits, un mélange de candeur et de dignité quirépond assez bien à l’idée que donne la légende decette héroïne chrétienne. Les figures accessoires etsurtout les anges, qui ne sont pas moins gracieux
(1) Voir le document relatif à celte fondation dans le recueil deMilanesi, vol. Il, pag. 341.