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1 (1861)
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ÉCOLE SIENNOISE. H1

cette œuvre de prédilection, que plusieurs raisonslengageaient à rendre aussi parfaite que possible.Dabord, la chapelle pour laquelle on lui demandaitun produit de son pinceau, était le premier monu-ment de ce genre quon eût élevé à la patronne deSienne, depuis la construction du Dôme (i) ; ensuite,le fondateur était lévèque de Pienza, admirateurdes peintures de Matteo dans son église épiscopale ,et il fallait à tout prix justifier son admiration, nonpas en faisant aussi bien, mais en faisant mieux,sil était possible. Enfin, si la chapelle quil sagis-sait de décorer, était, comme on la toujours cru ,louvrage de Francesco di Giorgio, il était naturelque le peintre aspirât à se montrer digne du grandarchitecte, qui nétait pas seulement son collabora-teur, mais qui avait porté son amitié pour luijusquà devenir son maître en architecture.

Un tableau postérieur à celui dont nous venons deparler, et qui reproduit quelques-unes de ses qualitésattrayantes, se trouve dans léglise de Saint-Domini-que, à côté de la fameuse Madone de Guido ; cestune sainte Barbe, vêtue dune riche étoffe dor, etoffrant, dans son air de tête et dans lexpression deses traits, un mélange de candeur et de dignité quirépond assez bien à lidée que donne la légende decette héroïne chrétienne. Les figures accessoires etsurtout les anges, qui ne sont pas moins gracieux

(1) Voir le document relatif à celte fondation dans le recueil deMilanesi, vol. Il, pag. 341.