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1 (1861)
Entstehung
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110
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lart chrétien.

cest à peine si on peut croire quelles soient de lamême main. Ce tableau, tout resplendissant dor etde lumière, avec cette Vierge qui monte au ciel,dans son costume triomphal, avec ce cortège dangesradieux couronnés de fleurs, avec ce coloris brillantdont lharmonie égale la richesse, produit une sortedéblouissement sur lœil du spectateur; et cettepremière impression est plutôt fortifiée quaffaiblie,quand on examine de près la figure principale etsurtout les groupes danges qui se balancent si gra-cieusement à sa droite et à sa gauche ; mais il nefaut arrêter ses yeux ni sur le Christ, ni sur saintThomas, tendant les mains pour recevoir la cein-ture; car il a traité cette partie de sa tâche avecune vulgarité dimagination qui offre un contrastepénible et inexplicable avec le reste de la compo-sition.

Si, après avoir vu ce tableau, on est tenté de direque la vocation de Matteo di Giovanni fut de peindredes anges, on le sera bien plus encore en voyant celuide la Mado/ina délia Neue, que je nhésite pas à re-garder comme son chef-dœuvre. Les lignes du vi-sage de la Vierge, ainsi que sa pose et son costume,rappellent un peu lancien type de lécole Siennoise,et les anges symétriquement distribués de chaquecôté du trône, semblent, avec leur épanouissementde joie et leur élan de béatitude, avoir été empruntésà une vision de la cour céleste. On dirait que lar-tiste avait comme tenu en réserve ses meilleures ins-pirations, pour les déposer, au moment venu, dans