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1 (1861)
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lart chrétien.

quil faut attribuer ce caractère si prosaïque desdeux tableaux dautel qui sont à lAcadémie desbeaux-arts.

Cette déviation nempêcha pas de le regardercomme le représentant de lécole Siennoise, et onlui demanda, à diverses reprises, des tableaux et desdessins pour le Dôme (i). Cest daprès ces dessins,dont la hardiesse égalait la correction, quont ététracés, sur le pavé de la nef latérale et du transept,tout près de la fameuse sacristie, la sibylle de Sa-mos, la délivrance de Béthulie et surtout le mas-sacre des Innocents, quon voulait avoir devant lesyeux et sous les yeux, même quand on les baissaitpour prier.

Cet enthousiasme pénétra plus tard jusque dansles cloîtres, et les augustiniens, qui avaient la pré-tention dêtre plus éclairés que les moines men-diants, voulurent, à ce titre, avoir un massacre desInnocents dans leur église, ce singulier chef-dœuvre se voit encore aujourdhui. Jamais ce sujetqui prèle tant aux tours de force des dessinateursintrépides, ne fut représenté dune manière si sai-sissante ou plutôt si repoussante, non-seulementà cause du sang qui coule et des victimes gisanteset des mères défigurées par leffroi, mais aussi à causedes faces superlativement hideuses du roi Hérode etde ses bourreaux, dont les types semblent avoir étésuggérés par quelque vision infernale; et, si quelque

(I) Un do ces tableaux sc trouve encore dans la sacristie.