ÉCOLE SIENNOISE.
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Dans les dernières années de sa vie, ses affec-tions furent concentrées, non pas sur sa famille,puisqu’il était veuf et sans enfants, non sur sesdisciples, puisqu’il n’en avait pas formé, mais surles pauvres du grand hôpital délia Scala, objet desa plus tendre prédilection pendant près d’un de-mi-siècle. C’était là que, dans la salle dite desPèlerins, il avait aidé, jeune encore, Domenico dibartoio ; c’était là qu’il avait, pour ainsi dire, con-sacré les premiers produits de son pinceau; c’étaitlà qu’en j 44 1 d avait tracé, en trois compartiments,la touchante histoire de Tobie, et donné, commepeintre, des espérances qui ne furent pas toutestrompées. Plus tard, quand il eut affermi sa répu-tation comme sculpteur, ce fut pour l’église dece même hôpital qu’il voulut exécuter son chef-d’œuvre, c’est-à-dire ce magnifique tabernacle enbronze qui décore le maître-autel du Dôme deSienne, et qui n’y fut transporté qu’au commence-ment du xvi e siècle. Quand les progrès de l’âgeet des infirmités l’avertirent de sa fin prochaine,il écrivit au directeur de ce pieux établissementpour demander qu’il lui fût permis d’y bâtir,doter et décorer à ses frais une chapelle qui as-surât, non pas l’immortalité à son nom, mais àson âme le bénéfice des prières les plus efficaces,puisque ce seraient celles des pauvres. Ce fut parsuite de cette concession, qui précéda sa mort detrois années seulement, qu’il fit sa dernière sculp-ture et son dernier tableau pour la décoration de