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l’art chrétien.
chargé, comme sculpteur, de ciseler le buste d’ar-gent de sainte Catherine qui venait d’etre canoniséepar Pie TI ( r ). Il s’était déjà essayé longtemps aupa-ravant dans d’autres travaux du même genre, et ilsavaient été couronnés d’un tel succès, qu on avaitfini par voir en lui le digne continuateur de Jacopodélia Quercia et l’émule des deux grands sculpteursflorentins. Le plus important de ces ouvrages, pos-térieur de près de trente ans à son premier tableau,est le tabernacle en bronze du maître-autel, dansla cathédrale de Sienne, où l’on admire, outre le finide l’exécution dans les moindres détails, une figuredu Christ ressuscité qui peut soutenir avantageuse-ment la comparaison avec les créations les plus har-dies du ciseau de Donatello. On peut juger du soinapporté à l’exécution de cette œuvre par le tempsque l’artiste y employa. I! y ! mit sept années con-sécutives ( 1 465-^472), et quand le fruit de celong et consciencieux travail de Lorenzo fut enfinexposé aux yeux du public, on admira trop peut-être le progrès qu’il avait fait, sous le rapport dela science du nu, depuis qu’il avait sculpté, dixans auparavant, les statues de saint Pierre et desaint Paul, pour la décoration de l’élégant por-tique connu à Sienne sous le nom de Loggia dimercanti ( 2 ).
(1) Ce buste précieux disparut à l’époque du siège de Sienne,en 1555.
(2) Les trois autres statues furent sculptées par Antonio Federighi,1 architecte du bel édifice connu sous le nom de Loggia del papa ,