ÉCOLE SIENNOISE.
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assez loin de la lumière, pour qu’on ne songe mêmepas à y arrêter ses regards. Les deux autres diffè-rent prodigieusement de celui-là et se ressemblentbeaucoup pour le faire, pour les types et surtoutpour le coloris qui est à !a fois riche et harmonieux.Celui qui représente la Vierge avec l’Enfant-Jésus,n’a pu être une image de dévotion que pour ceuxà qui leur vue courte ou clignotante ne permettaitpas de distinguer le portrait vulgaire que l’on met-tait devant eux, en guise de Madone. Le troisièmeest un grand rétable à cinq compartiments, dont lecompartiment central est occupé par la figure ma-jestueuse de saint Nicolas. Le geste, la pose, lestraits, le costume, tout est vraiment épiscopal etdonne l’idée d’un personnage dont la bénédictionsignifie quelque chose; mais les figures latérales,avec leurs membres grêles, leurs doigts d’araignée,et leurs visages démesurément allongés, sont d’untout autre caractère, et l’on ne comprend pas quecelle de saint Bernardin, qui n’offre tout au plusqu’une ressemblance superficielle avec l’original,ait pu trouver grâce devant les contemporains.
Le pinceau de Giovanni di Paolo ne s’exercait ja-mais plus heureusement que sur des sujets de petitesdimensions ( i ). Il aurait pu devenir excellent minia-turiste, surtout s’il avait travail lé systématiquement àcombiner deux qualités qui se trouvent fortuitement
(1) Je veux parler des petites figures de ses gradins; celles deses triptyques sont toutes différentes.