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1 (1861)
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ÉCOLE SIENNOISE.

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assez loin de la lumière, pour quon ne songe mêmepas à y arrêter ses regards. Les deux autres diffè-rent prodigieusement de celui- et se ressemblentbeaucoup pour le faire, pour les types et surtoutpour le coloris qui est à !a fois riche et harmonieux.Celui qui représente la Vierge avec lEnfant-Jésus,na pu être une image de dévotion que pour ceuxà qui leur vue courte ou clignotante ne permettaitpas de distinguer le portrait vulgaire que lon met-tait devant eux, en guise de Madone. Le troisièmeest un grand rétable à cinq compartiments, dont lecompartiment central est occupé par la figure ma-jestueuse de saint Nicolas. Le geste, la pose, lestraits, le costume, tout est vraiment épiscopal etdonne lidée dun personnage dont la bénédictionsignifie quelque chose; mais les figures latérales,avec leurs membres grêles, leurs doigts daraignée,et leurs visages démesurément allongés, sont duntout autre caractère, et lon ne comprend pas quecelle de saint Bernardin, qui noffre tout au plusquune ressemblance superficielle avec loriginal,ait pu trouver grâce devant les contemporains.

Le pinceau de Giovanni di Paolo ne sexercait ja-mais plus heureusement que sur des sujets de petitesdimensions ( i ). Il aurait pu devenir excellent minia-turiste, surtout sil avait travail systématiquement àcombiner deux qualités qui se trouvent fortuitement

(1) Je veux parler des petites figures de ses gradins; celles deses triptyques sont toutes différentes.